Archives pour la catégorie Témoignage

Les terres sacrées

Ce texte extrait du Bulletin Meusien que j’ai retranscrit, est un peu tiré par les cheveux dans sa forme mais exprime bien le ressenti des populations exilées, de retour dans leur village.

Les terres sacrées

Cette dénomination ne s’applique pas seulement à celles où reposent les nobles victimes qui ont fait le sacrifice de leur vie pour défendre la patrie. Elle concerne aussi toutes les localités de notre région qui ont vu s’écouler le flot des ennemis et qui ont toutes plus ou moins payé leur tribut à la guerre. Un circuit aux environs de Stenay nous a permis de parcourir un coin de terre qui a particulièrement subi les épreuves de la guerre. Stenay a été atteint partiellement : un quartier près de la place de la Fontaine a été brûlé : les maisons avoisinant les ponts du canal et de la Meuse ont été détruites par les Allemands : tous les ponts sautés ont été faits en bois (sic).

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La légende des anges de Mons

Les Anges de Mons

Le 23 août 1914, les Forces Expéditionnaires Britanniques composées alors de professionnels et regroupant 80 000 hommes,  opèrent à gauche de la Ve armée française. En pleine débâcle, elles laissent de nombreuses pertes derrière elles et se trouvent dans une situation catastrophique devant Mons. La légende raconte que dans la nuit du 23 au 24 août,  alors qu’une brigade en arrière garde de ces troupes se trouvait pratiquement encerclée par la première armée allemande devant le saillant de Mons, des êtres ailés et lumineux armés d’arcs et de flèches leur seraient venus en aide. Ces “Anges” auraient stoppé temporairement l’avance de l’armée allemande et ouvert aux Britanniques, dans l’obscurité,  un passage étroit à travers la ceinture ennemie. De retour dans leurs lignes, quelques soldats répandent une rumeur qui se propage comme une trainée de poudre : Des êtres célestes leur auraient ouvert la voie.

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Dernière lettre d’Henri ALCHAME

Lettre trouvée dans le portefeuille de l’aspirant Henri Alchame (9 juin 1894-16 juin 1915)

Cette lettre a été écrite en prévision d’une mort prochaine.

14 juin,

Mes CHÉRIS,

Ne pleurez pas. Pendant toute ma vie, j’ai été heureux autant qu’on peut le rêver, autant, je crois, qu’on peut le réaliser et c’est vous qui m’avez tout donné.

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Dernière lettre de Paul Colin

Lettre écrite par le sous-lieutenant Paul Colin, 18e bataillon de chasseurs à pied, tombé au champ d’honneur, à Douaumont, le 20 avril 1916

13 Avril 1916,

Ne jamais exécuter un ordre sans avoir reçu le contre-ordre, principe très militaire, une fois de plus vérifié ! Le Bataillon, subitement arrêté dans sa marche vers le repos, a été envoyé de l’autre côté de la Meuse et maintenant nous attendons les évènements dans cette ancienne ville. Quand vous recevrez cette lettre, il est probable que nous serons cette fois au repos pour de bon, car notre séjour ici doit être court.

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La vengeance de M. « Doucement »

Retranscription d’un récit paru dans la revue du Souvenir Français n° 498.

Le texte est poignant et je n’ai pu m’empêcher de le partager. Il nous fait regarder la vie avec humilité et en toute simplicité.

La vengeance de Monsieur “Doucement”

Monsieur Doucement était un pacifique, ce qui n’est pas le cas de tous les pacifistes. Dans sa vie paisible, il avait de son mieux évité les querelles et travaillé à les apaiser parmi ses parents, amis, voisins, collègues.
Fonctionnaire modèle jusqu’à la cinquantaine ; savant consciencieux plus occupé de son laboratoire et de ses collections que des rivalités et des ambitions, il était toujours demeuré au second plan parce qu’il n’avait rien d’un combatif, détestait la lutte et les bourrades et prétendait dénouer tous les conflits avec de la patience et de la bonne volonté.

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Charles Collignon, extrait 1

Extrait du récit de Charles COLLIGNON « Inor mon village »

Nous nous démarquons du texte retranscrit, ci-dessous, et extrait du livre de Charles COLLIGNON dont les idées ultra-nationalistes et royalistes proches de celles véhiculées par l’Action Française, étaient bien connues. Nous le livrons tel quel, sans y apporter aucun commentaire. Il rapporte l’entrée en guerre de la France, vue par un habitant d’Inor.

[…] 1913 : Sur ces entrefaites, les grands moulins de Stenay sont à vendre. La société ( ?) les achète.

1914 : Au début de l’année, je fus renvoyé à Stenay pour y mettre un peu d’ordre, car tous les ouvriers qui démontaient et emballaient les machines du moulin, mettaient la pagaille partout.

J’y étais encore le jour de la réquisition des chevaux. Il y en avait des centaines sur la place.
Ce jour-là, le directeur de la Vieille Forge, M. Basquin, avec lequel j’avais déjà fait connaissance, me dit :
– Monsieur Collignon, tout cela ce sont des précautions nécessaires, mais nous n’aurons pas la guerre.
– Monsieur Basquin, lui répondis-je, je ne suis pas de votre avis.

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