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Combat de beaufort-en-Argonne

Combat de Beaufort-en-Argonne du 31 août 1914

Pendant les combats de Cesse-Luzy du 27 août 1914, Beaufort-en-Argonne sert de cantonnement aux troupes de la 4e division d’infanterie et à un bataillon du corps colonial. C’est par ce village que transitent toutes les unités qui cantonnent dans les environs et qui montent au front par les chemins de relève, vers les lisières des forêts de Dieulet et Jaulnay.
Lors de ces combats, un obus allemand tombe au milieu d’un groupe d’officiers du 120e R.I. Trois officiers et deux soldats sont tués. Les officiers sont : le commandant Boucheron Seguin, le capitaine Steff et le lieutenant Pillardeau. Ces deux derniers reposent dans le cimetière communal de Beaufort.
Le 29 août 1914, de Pouilly à Wiseppe, les hauteurs de la rive gauche de la Meuse sont abandonnées par le 2e corps et le corps colonial appelés à défendre d’autres positions.

Lieutenant Pillardeau et famille
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Rapatriement des corps

Rapatriement des corps en Meuse après la Grande Guerre

Je viens de terminer la retranscription sous excel des listes de rapatriements par voie ferrée des restes de soldats et civils meusiens après la Grande Guerre.
Ces listes non exhaustives proviennent des archives départementales de la Meuse à Bar-le-Duc et se composent de plans de convois et courriers plus ou moins précis traitant de ces rapatriements.

Le tableau permettra de découvrir des informations intéressantes à propos de la destination finale des restes des soldats et des civils rapatriés.
Il permettra, en outre, aux associations patriotiques de vérifier dans les cimetières communaux la présence ou non des sépultures de soldats rendus aux familles et, éventuellement, de rechercher et de sauver les sépultures encore présentes.

La restitution des corps ne s’étant pas réalisée uniquement par voie ferrée il est clair que le nombre de tombes potentielles dans les cimetières communaux sera plus important que celui déterminé par ce tableau.

Je mets à la disposition des personnes intéressées ce tableau excel qui permettra de retrouver facilement les informations recherchées.
Ce tableau peut être téléchargé et mis à la disposition de tout un chacun, je demande simplement de laisser mon nom en tête de tableau eut égard au travail réalisé.
Il est disponible sur mon blog : ICI

Souvenir de guerre de C. Tuot (4)

Habitant de Luzy-Saint-Martin, Charles Tuot raconte le combat de Luzy et l’occupation de Martincourt-sur-Meuse comme les ont vécus les villageois.
Le texte retranscrit par l’abbé Mellier est édité ci-après sans retouche du fond et de la forme.

[…]Toute la nuit nous entendîmes les convois traverser la prairie, certaines voitures non sans difficulté.

Le dimanche 30 au petit matin, nous gagnâmes le pont sans encombre. Arrivés là, les sentinelles ne voulurent pas nous laisser passer ; mais au bout d’un instant, après avoir consulté le chef de poste et vérifié le contenu de nos poches, ils nous permirent de traverser le pont, ce que nous fîmes rapidement.Nous primes alors la direction du village où nous arrivâmes pour déjeuner.

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Les vies gaspillées

Les vies gaspillées le jour de l’Armistice de 1918

D’après l’article : Historynet

Le 11 novembre 1918, jour de l’Armistice, les Forces Expéditionnaires Américaines (AEF) sur le front occidental en France accusaient plus de trois mille cinq cents victimes, alors que l’on savait officieusement depuis deux jours que les combats prendraient fin, et que l’on savait avec une certitude absolue à 5 heures du matin qu’ils se termineraient à 11 heures.
Près d’un an plus tard, le 5 novembre 1919, le général John J. Pershing, commandant de l’AEF,  justifiait la poursuite de la guerre devant la Commission des affaires militaires de la Chambre des représentants.

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Souvenir de Guerre de C. Tuot (3)

Habitant de Luzy-Saint-Martin, Charles Tuot raconte le combat de Luzy et l’occupation de Martincourt-sur-Meuse comme les ont vécus  les villageois. Le texte retranscrit par l’abbé Mellier est édité ci-après  sans retouche du fond et de la forme.

Au bout d’un moment, je demandais à un des soldats qui nous gardait pour entrer dans la grange voisine, mais il me fit remarquer une lucarne qui se trouvait dans le fond et par laquelle les balles pourraient entrer et ricocher. Nous attendîmes un bon moment au bout duquel on nous fit passer dans la grange en face, nous faisant asseoir contre le mur. Pendant ce temps, l’incendie allumé par la main des Allemands faisait rage dans le village. Les maisons flambaient l’une après l’autre et lorsque nous descendîmes dans le bas du village vers six heures du soir, nous vîmes que des dégâts irréparables étaient faits.

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Charles COLLIGNON, extrait 2

Extrait du récit de Charles Collignon “Inor mon village”

Charles Collignon est un habitant d’Inor qui fut témoin indirect des premiers jours de l’occupation allemande dans cette localité. Il est bien connu à Inor pour avoir publié en 1964 un opuscule intitulé “Inor, mon village”. Le texte, ci-dessous, est retranscrit à l’identique de celui de l’opuscule.

[…] Le lundi 24 août, vers trois heures du soir, on vit descendre par le chemin de Montmédy des équipages de pont du génie. Ils traversèrent le village se dirigeant sur Beaumont. À ces questions posées “Où allez-vous ? Sommes nous donc battus ?” les soldats se contentaient de répondre par un haussement d’épaule qui ne disait rien mais qui disait tout.
Une heure plus tard, par le chemin de Malandry, ce sont des fourgons d’artillerie puis des canons qui, eux, se dirigent sur Stenay. Puis voici des soldats isolés, de tous les régiments, sans armes, débraillés, ce sont les fuyards, gens qui précèdent toujours les armées en retraite. Questionnez ceux de 1870, ceux de 1914, vous aurez toujours la même réponse : “Nous sommes battus, nous sommes trahis, etc.”.

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Souvenirs de guerre de C. Tuot (2)

Souvenirs de guerre août-novembre 1914

Auteur du carnet : Charles Tuot, habitant de Luzy-Saint-Martin, ne fut pas mobilisé en raison de sa santé fort altérée. Dernier sabotier du village, il fut un témoin direct de la bataille de Cesse et Luzy des 26, 27 et 28 août 1914

Le document a été dactylographié à la demande de Monsieur l’abbé Mellier. J’ai retranscrit, ci-dessous, le texte à l’identique.

2e partie

[…] Les coloniaux, pendant ce temps, étaient revenus et avaient placé des chariots à l’entrée des rues et des ruelles comme barricade. Pendant la nuit, la canonnade cesse et, tout à coup, la canonnade éclate devant notre porte. C’est une patrouille allemande qui est surprise. Après quelques coups de feu, on entend crier “À la baïonnette !” Et au bout de quelques minutes, tout bruit cessa.

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