Bataille de la Somme

Bataille de la Somme (1er juillet au 18 novembre 1916)

Projet d’offensive conjointe

Après la stabilisation du front en fin 1914 et les terribles offensives d’Artois et de Champagne de 1915, Joffre souhaite lancer une attaque conjointe sur tous les fronts. La conférence interalliée à Chantilly, les 6 et 7 décembre 1915, dont le principal objectif est de coordonner les opérations alliées, débouche sur la décision de mener plusieurs attaques simultanées, à l’Est et à l’Ouest, dans le but de diviser les moyens en hommes et en matériel de l’ennemi. L’effort principal portera sur un front resté relativement calme jusqu’ici ; la Somme. C’est dans cette région que s’opère la jonction des troupes françaises et britanniques. Pour permettre aux Russes, en pleine période de réarmement et de réorganisation, de lancer une vaste offensive sur le front est, l’opération ne peut être programmée avant l’été 1916.

En 1916, l’armée britannique se compose essentiellement de volontaires sans expérience du Royaume-Uni et des dominions. Des troupes professionnelles, il ne reste plus grand-chose après les terribles combats d’Artois et des Flandres de fin 1914 et 1915. Du côté britannique, le maréchal French est remplacé par le général Haig, le 19 décembre 1915, et le général Foch commandant du Groupe d’Armées Nord, est nommé  responsable de l’opération du côté français. Une divergence de vues entre Joffre et Haig se manifeste sur la façon de préparer l’offensive par des actions de diversion et d’affaiblissement. Joffre souhaite que les Britanniques lancent de grosses attaques à objectif limité avant l’offensive conjointe alors que Haig préfère mener de petites actions ponctuelles à gain appréciable. Le premier veut affaiblir l’ennemi avant le grand choc, le second préfère économiser ses moyens et préserver le moral de ses troupes.

La deuxième conférence de Chantilly du 14 février 1916, fixe la date du 1er juillet 1916 comme début de l’offensive. Joffre consent à se passer de l’attaque de printemps qui lui tenait à cœur mais accepte le principe d’une opération préliminaire précédant d’une à deux semaines l’attaque décisive. Il est convenu qu’en cas d’attaque préventive des forces centrales, les Alliés déclencheraient immédiatement et simultanément leur attaque sur les fronts préalablement déterminés quelque soit l’état de préparation de leurs unités.

La bataille de Verdun déclenchée par les Allemands, le 21 février 1916, contrarie les projets du généralissime qui est contraint d’enlever des divisions sur le front de la Somme pour soulager Verdun.

Peronne, camp retranché allemand. Uploadée par Claude Villetaneuse sur wikimedia commons.

Sur le terrain, les Allemands occupent toutes les hauteurs. Trois lignes de défense faites de tranchées, de boyaux et d’obstacles naturels forment une ligne de résistance quasi infranchissable. Au niveau des moyens, l’artillerie française a pratiquement rattrapé son retard par rapport aux pièces lourdes allemandes et les premiers chars d’assaut font leur apparition.

Le front couvert par cette offensive s’étend sur plus de vingt kilomètres entre Serre et Maricourt. Pour dissimuler les préparatifs de cette opération, plusieurs attaques sont menées au nord et au sud de la zone d’action prévue. Le but de cette attaque consiste clairement à enfoncer les lignes de défenses allemandes et à reprendre la guerre de mouvement par opposition à celle des tranchées qui dure depuis trop longtemps.

L’ordre de bataille est le suivant :

Alliés :

  • VIe et Xe armées françaises,
  • IIIe et IVe armées et armée de réserve britannique.

Allemands : IIe armée allemande et 3 groupements.

La bataille débute par une préparation d’artillerie de 8 jours (du 24 juin au 1er juillet 1916). L’offensive est lancée le 1er juillet 1916, à 7 h 30, après l’explosion de plusieurs mines. L’adversaire supposé anéanti après le pilonnage, fauche en masse les fantassins qui s’avancent confiants vers ses tranchées. Les unités britanniques dont c’est le premier engagement de grande envergure, souffrent particulièrement lors de cette attaque. Les premiers objectifs sont atteints mais l’ennemi transfère de nombreuses divisions du champ de bataille de Verdun vers celui de la Somme. Cet apport de troupes va freiner considérablement la progression alliée dont les quelques gains de terrain se feront toujours au prix d’énormes pertes. Les premiers chars sont utilisés le 15 septembre 1916 et permettent la prise de plusieurs points importants.

wikipedia commons

Le 26 septembre, les Alliés arrivent aux portes de leurs objectifs principaux que sont Bapaume et Péronne.

Le 7 octobre, une offensive alliée est lancée sur le front Courcelette-Bouchavesnes. L’apparition de la pluie compromet la suite des opérations.

Le 18 novembre, la bataille de la Somme cesse. Les gains territoriaux sont faibles, les pertes énormes. Joffre souhaitait que cette bataille signât la reprise de la guerre de mouvement ; elle muta en fait en guerre d’usure comme le fit celle de Verdun. Après cet échec, le généralissime est nommé maréchal de France et est remplacé par Nivelle à la tête des armées françaises.

Pertes :

  • Britanniques : 419654 hommes hors de combat dont 127751 morts et 78531 disparus,
  • Français : 202567 hommes hors de combat dont 39187 morts et 27501 disparus,
  • Allemands : 437322 hommes hors de combat.

Sources :

  • wikipedia.org
  • Chtimiste
  • Image de tête British Mark I male Tank Somme 25 september, uploadée par Hohum sur wikimedia commons
  • AFGG T4V1, T4V2
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