Inscrit sur les M.A.M. de Stenay et de Versailles, sur la plaque commémorative de Versailles et sur le monument du lycée Faidherbe.
Biographie
FRANCHET D’ESPÈREY Louis François Marie Joseph voit le jour à Stenay, le 21 décembre 1897. Fils de Louis Félix Marie François, chef de bataillon au 18e B.C.P., futur maréchal de France, et d’Alice Joséphine DUMAINE de la JOSSERIE, il est étudiant en sciences à Versailles. Il réside au n°1, rue du Marché Neuf, dans cette même ville. Vu son jeune âge, il est encore célibataire quand il décède, à 18 ans, en 1916.
Le prix du monument est couvert jusqu’à 21859.6 F, provenant de collectes, fêtes, vente d’insignes, intérêts du compte en banques relatif au monument, au 31 décembre 1921.
La subvention gouvernementale dont les coefficients de calcul sont exposés, ci-après, figure certainement dans le budget ci-dessus mais il n’en est fait mention nulle part. Pour info, Stenay dénombre 136 morts pour la France pour une population estimée à 2728 personnes au recensement 1911.
Les exigences réglementaires contraignantes et la volonté d’élever un monument digne du sacrifice de la ville et de ses enfants, conduisent la municipalité de Stenay à créer un comité du monument. Ce comité, dont nous n’avons retrouvé ni la date de création, ni la composition, ni même les traces de son travail, a vraisemblablement été créé en 1920, après la circulaire du 10 mai.
Le Souvenir Français fut créé au lendemain de la guerre de 1870. Après la perte de l’Alsace et d’une portion de la Lorraine, à la suite du traité de Francfort (10 mai 1871), une fraction de la population des régions annexées tint à témoigner son attachement à la France par l’organisation d’offices religieux ou par l’entretien des sépultures des soldats morts pour la France. Ainsi, à la Toussaint, les habitants de certaines communes décoraient les tombes des soldats français tombés pour leur patrie, d’une cocarde bleu-blanc-rouge.