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Stenay avant-apres

Le Kaiser Guillaume II et le Kronprinz Impérial au sortir de l’office religieux qui s’est déroulé au sein de l’église Saint-Grégoire de Stenay. Les civils n’étaient pas invités à ces offices exclusivement réservés à l’armée allemande. L’église servait aussi à la pratique d’autres cultes que celui pour lequel elle était destinée.

Vue de l’écluse avec, à gauche, la scierie Drappier. Largement utilisée par les Allemands lors de l’occupation, la scierie fonctionnait grâce à la main d’œuvre locale utilisée dans le cadre d’un travail obligatoire. Les employés étaient les seuls à être rémunérés tout au moins dans un premier temps. Elle fut détruite par l’ennemi, en fin 1918, comme tous les ouvrages de la rive gauche de la Meuse, pour éviter que les Américains ne s’en servent comme abri lors de l’offensive Meuse-Argonne (26/09 au 11/11/1918). L’emplacement est actuellement utilisé comme lieu de stockage de matériel.

Le kiosque de Stenay a été construit en 1894 sur la place de la république à l’emplacement de l’ancien  four banal, de la Halle et du gibet (source : OTSI Stenay). De nombreux concerts y furent donnés par l’Harmonie Municipale, par les musiques militaires des 18e B.C.P. et 120e R.I., et même par la musique des troupes d’occupation qui aimaient montrer leur savoir-faire et leur talent. De nos jours, il est surtout utilisé pour des évènements festifs tels que kiosque en fête et  apéro-kiosque. On remarquera que les arbres ont peu grandi en 100 ans. 

Prisonniers français en chemin vers la gare de Stenay. Rassemblés dans un premier temps aux casernes Chanzy, les prisonniers étaient acheminés vers la gare en empruntant le chemin dit “des Allemands” qui évitait de transiter par le centre ville. On reconnait au loin les deux clochers de l’église et l’immeuble de trois étages qui est resté dans son jus. Tout le reste a changé.

Le jour de l’armistice, la ville de Stenay fut libérée par les 89e et 90edivisions d’infanterie U.S. La photo, ci-dessous, montre une section du 2e bataillon du 353e Infantry, 89e USDI devant les barricades dressées par les Allemands près de l’église Saint-Grégoire. Selon les ordres de Foch, relayés par Pershing, et bien que les négociations de l’armistice étaient en cours, il fallait acquérir des positions permettant de repartir à l’attaque en cas d’échec des pourparlers. On a donc continué à faire tuer du monde alors que la fin de la guerre était imminente. D’après Philippe Voluer, les libérateurs de la ville étaient encadrés par le major Souther et le capitaine Hennessy.

Soldats du 358th d’infanterie américaine, 90th Division, sur la place de la République, le jour de l’armistice. Le bâtiment, à gauche, qui servait de tribunal, a été démoli au début des années 1920. L’actuel hôtel de ville  a été construit sur son emplacement.

Une réflexion sur « Stenay avant-apres »

  1. Bonjour,
    Je suis la petite fille de M. et Mme Auguste CHARLOT, imprimeur au 6 rue Carnot à Stenay. Ils ont vécu à Stenay un peu avant la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à dans les années 1990.
    Ils m’ont élevée et j’ai vécu à Stenay jusqu’à mes 7 ans. Je suis donc très imprégnée par cette ville et je suis très touchée par la découverte de votre travail si riche de photos et de commentaires au sujet de la Grande Guerre.
    Je tiens à vous en remercier.
    Bien cordialement.
    Sylvie MIRA

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